Le CAC est signataire : Madame la Ministre, votre silence devient violence #BudgetDuSilence
Le CAC, avec plus de cinquante organisations professionnelles des arts et de la culture interpelle la ministre de la culture sur les coupes budgétaires qui menacent les initiatives culturelles citoyennes et associatives. Face à l’absence de réponse aux alertes répétées et à l’aggravation de la situation financière, elles réclament des engagements concrets pour protéger la diversité culturelle et l’emploi artistique dans les territoires.
Cette lettre ouverte a été rédigée le 20 janvier 2025 dans le cadre de la Mobilisation et Coopération Art Culture (MCAC) à l’initiative de l’Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles (UFISC), un membre fidèle (et même fondateur) du CAC !
« Madame la Ministre,
Il y a des silences qui en disent long.
C’est ce que nous affirmions collectivement au sein de la tribune « Le budget du silence », signée et relayée par plus d’une soixantaine de réseaux, fédérations et organisations professionnelles de la culture et de l’économie sociale et solidaire début décembre.
Initiée par Les Locales, avec le soutien de la Férarock et de Radio Campus France, dans le cadre de la MCAC – Mobilisation et Coopération Art et Culture, cette tribune a connu un large écho dans le secteur culturel, et bien au-delà. Elle n’a pourtant fait l’objet d’aucune réponse de votre part, ni de celle du ministre de l’Économie et des finances.
Pire encore : depuis, les signaux budgétaires s’aggravent. Les baisses annoncées frappent de plein fouet le secteur culturel citoyen dans sa diversité, ainsi que l’ensemble des associations et structures de l’économie sociale et solidaire. …. »
- Lire la précédente interpellation de la Mobilisation et Coopération Art Culture du 4 déc 2025 « le Budget du Silence »
« Il y a des silences qui en disent long.
Derrière les coupes budgétaires, les réorganisations administratives et les arbitrages comptables, c’est toute une part de la voix de la France que l’on étouffe.
La voix de celles et ceux qui racontent nos territoires, nos cultures, nos imaginaires.
La voix de celles et ceux qui donnent la parole là où elle ne passe plus.
La voix de celles et ceux qui font encore entendre le réel, le vivant, le commun.
Depuis plusieurs années, les actrices et acteurs de l’intérêt général, les indépendant∙es de la culture, des médias, de l’économie sociale et solidaire se battent pour maintenir une liberté d’expression, de création et de transmission en dehors des logiques de marché. … «
