Aller au-devant des habitants, engager le dialogue à partir d’une accroche

Plusieurs idées de méthodes et d’outils ont été évoquées. Nous en restituons quelques-unes, à compléter.

Des murs de parole. Un mur de parole peut être proposé afin d’encourager les personnes à s’exprimer. Lors de manifestations c’est un outil intéressant pour nouer du lien entre participants.

  • Résistance à l’agression publicitaire propose à La Verrière un mur de parole avec de simples post-it pour répondre à la question « la publicité me manipule quand …..? » Qui forment ensuite un mur de parole.
  • A la fête de la Récup (Paris 13ème), on incite les personnes à répondre à la question « qu’est-ce qui m’est cher et que je ne voudrais pas perdre en raison de la crise climatique ? » Sur des feuilles de couleur, qui sont ensuite accrochées à une corde à linge.

Des réalisations symboliques dans l’espace public

  • En reprenant l’idée des Incroyables Comestibles, Regain Nature conjointement avec la commune de Montigny-le-Bretonneux a procédé à l’installation de grands bacs en bois, mise à la disposition des habitants afin que chacun puisse librement planter, cultiver et récolter ce qu’il souhaite. Voir l’article consacré à cette expérience sur le site des Incroyables Comestibles.
  • Un stand en pied d’immeuble. Quand Florence, de Solicités, veut sensibiliser les femmes d’un groupe d’immeubles aux dangers des produits de synthèse pour la santé, elle installe un stand au pied d’un immeuble et propose aux passantes de fabriquer elles-mêmes des cosmétiques à partir de produits naturels. Elle leur montre que cela leur revient beaucoup moins cher que l’achat de ces produits au supermarché, et que c’est meilleur pour la santé. A partir de là, elle peut développer une information et une sensibilisation aux dangers des produits de synthèse, exemples à l’appui. Pour en savoir plus allez consulter le site de l’association.

Proposer des autocollants dans la rue

Il est possible d’arborer un signe distinctif et distribuer des tracts aux personnes rencontrées dans la rue en les incitant à les utiliser et en expliquant pourquoi, avec la mention « faite quelque chose pour le climat »

  • Coalition Climat 21 propose d’aller à 2 ou 3 personnes dans un lieu public et d’inciter les passants à prendre un badge, un autocollant « je clim’acte » ou un tract de présentation des mobilisations et de laisser son mail pour être informé. Via la newsletter de Coalition Climat 21 pour télécharger les badges http://coalitionclimat21.org/fr/contenu/ressources-0

Déambulation et théâtre de rue

Faire des mini scènes de théâtre de rue et engager le dialogue avec les spectateurs

  • Écohérence propose Déambulle Terre : un personnage déambule dans une bulle fragile couleur terre, goutte d’eau ou bulle d’oxygène, une molécule écologique dans le cœur de chacun. Un 2e personnage, un éco-clown, invite le public à partager son amour de la planète. Ecohérence 06 400 Cannes. Tél 06 28 71 23 72 Voir http://www.ecoherence.org/documents/deambulation_environnement-deambulle_terre.pdf

Aller sur le terrain

Organiser des rendez-vous de l’écologie citoyenne

Il est possible d’organiser des temps d’échanges en allant sur place rencontrer les acteurs d’une expérience qui sur le terrain démontrent par l’exemple ce qu’il est possible de faire, dans de nombreux domaines évoqués dans ce répertoire.. Ces temps d’échanges peuvent regrouper des citoyens qui souhaitent s’informer et savoir comment faire, d’autres acteurs qui sont porteurs d’initiatives similaires, des élus et des responsables administratifs avec qui il est possible d’engager plus facilement un dialogue dès lors qu’on est ensemble sur le terrain. Au delà du travail fourni et diffusé (répertoire d’expériences, récits d’expériences,…) c’est la rencontre entre les personnes et le croisement de regards différents qui font la richesse de ces échanges d’expérience.

  • Dans le cadre d’un parcours des alternatives, une rencontre a été organisée sur place entre un groupe de militants et l’association Espaces, à Chaville, pour voir comment cette association conjugue une démarche d’insertion professionnelle et personnelle de personnes en difficulté, l’entretien et l’amélioration des espaces naturels et des travaux d’aménagement, avec une forte exigence de cohérence sociale et environnementale. Voir la fiche issue de cette rencontre sur le site du CAC associations-citoyennes.net

Organiser un diagnostic écologique en marchant.

Il est essentiel d’appuyer l’action commune sur un territoire sur des observations partagées. On peut pour cela effectuer un diagnostic en marchant, en y associant les citoyens, qui ont une « expertise d’usage », les associations, des élus, des fonctionnaires et des représentants des entreprises. Il s’agit d’effectuer un diagnostic en marchant de l’état écologique d’un quartier ou d’un territoire, puis de débattre des observations réalisées et faire des propositions ou, en cas de blocage, mener des actions concrètes.

  • Les Balades urbaines de Plaine Commune : Les Balades urbaines sont un espace d’expression pour les habitants pour découvrir, dialoguer, construire ensemble, se donner les moyens d’intervenir concrètement sur des projets. Elles permettent le croisement des savoirs dans la convivialité, entre habitants, élus et techniciens. Tous vivent ensemble l’expérience d’une Balade Urbaine, hors des lieux et sujets de rencontres habituels. Elles permettent de jeter un regard neuf sur l’état du territoire et son devenir à long terme, en prenant du recul par rapport au cadre habituel. Voir http://www.plainecommune.fr/participer-dialoguer/les-outils-de-concertation/balades-urbaines/#.VTytCWeJiWg
  • Paroles d’habitants (Lille et NPC) Depuis 15 ans, cette méthode est pratiquée dans le Nord-Pas-de-Calais à l’initiative des agences d’urbanisme. La méthode, qui est transposable à l’approche écologique, consiste à se retrouver, habitants, représentants institutionnels, élus, et faire un tour de la cité. Il s’agit d’ouvrir grands les yeux, de regarder ensemble, d’écouter. Le dialogue permet de pointer les problèmes et les dysfonctionnements, mais aussi ce qui marche bien et ce qui est positif, et de poser un premier diagnostic qui peut être complété par un dialogue avec les habitants que l’on rencontre sur place. Voir http://www.capacitation-citoyenne.org/livrets/sienne/diagMarch.pdf

Démultiplier les Toxic tours Detox 93

  • En Seine St-Denis, Toxic Tours Detox 93 propose des balades de quartier, pour découvrir les problèmes de pollution et de climat près de chez soi, sur les lieux mêmes où aura lieu la Conférence Climat en novembre/décembre 2015. Cela permet d’aller à la rencontre des habitants du quartier, de leur montrer qu’ils sont concernés et de créer des convergences. Contact https://www.facebook.com/pages/Toxic-Tour-Detox-93/641260695994905
  1. Il est possible de multiplier les « Toxic tours » et de les adapter dans d’autres territoires, ou à d’autres catégories de problèmes écologiques (biodiversité, enjeux urbains, etc.) en fonction des situations locales. L’échange porte aussi sur les pistes de solution : rôle respectif des habitants et des services publics, modes de mise en œuvre des solutions individuelles, collectives et techniques, échanges sur les limites du possible (limites des habitants, limites financières, limites culturelles). C’est un des meilleurs moyens pour discerner des problèmes à temps et pour arriver à se comprendre entre acteurs différents.

Agir pendant une manifestation, une fête, un forum

On trouvera sur le site du CAC quelques conseils pour organiser un stand ou des activités au cours d’une des manifestations qui vont se dérouler au cours de l’année 2015 (Alternatiba, forums des associations, etc.). Mais il suffit d’ouvrir les liens vers les programmes des Alternatiba en cours de préparation pour glaner des dizaines d’idées créatives et significatives. Nous ne donnons ici que quelques exemples :

Faire un stand

Un stand permet de rendre visible l’action menée, de faire connaître cette action, par des panneaux, des documents, éventuellement des clips, de nouer des contacts avec des personnes nouvelles et de sensibiliser ceux et celles qui s’arrêtent pour discuter. Il est nécessaire de prévoir une banderole, quelques photos murales, 2 ou 3 panneaux qui expliquent qui on est, ce qu’on fait, avec éventuellement un exemple (le tout de façon très succincte, comme une affiche), une collection de textes à distribuer gratuitement, avec éventuellement un ou 2 ouvrages qui peuvent être vendus, des feuilles de contacts qui permettent de recueillir les coordonnées des personnes intéressées par l’action menée ou la réflexion engagée.

  • Le CAC disposera à partir de l’été de 2 stands en kit pouvant être mis à disposition des équipes locales. Nous contacter

Faire un atelier de création d’objets d’art à partir d’objets de récupération

  • Le 30 mai 2015, à Paris XIVe, au village de la récup’ organisé par Ma ressourcerie a été présentée une série de vêtements chics réalisés à partir de matériaux de récupération, avec une couturière styliste. Le même jour, fabrication d’animaux et de petits objets à partir de matériaux récupérés par l’association Les Alchimistes, confection de fleurs, guirlandes et pompons par l’association les Filles du Facteur, etc..voir http://maressourcerieparis13.org/village-de-la-recup-le-samedi-30-mai/

Développer des activités pour enfants

  • Alternatiba Saint Quentin en Yvelines a développé plus de 15 ateliers pour les enfants, comme par exemple le tri des déchets avec les maisons de quartier, le climat : animation coulisse débat sur le climat pour les enfants (et pour tout public) éducation à l’environnement. Pour voir le programme complet https://alternatiba.eu/sqy/