Accord de Paris 2015 : Position officielle de l’AFP

12 décembre 2015

AFP : Accord historique à Paris pour sauver la planète du désordre climatique (extraits)

Le Bourget (France) (AFP) – Un accord sans précédent pour lutter contre le réchauffement, dont l’ampleur menace la planète de catastrophes climatiques, a été adopté samedi à Paris par 195 pays, sous les applaudissements, après plusieurs années de négociations extrêmement ardues. Ce « moment historique » a été salué par une ovation de plusieurs minutes, six ans après le fiasco de la COP de Copenhague, qui avait échoué à sceller un tel accord.

L’ambassadrice française Laurence Tubiana, bras droit de Laurent Fabius, a longuement étreint Christiana Figueres, la responsable climat à l’ONU, avant que le président François Hollande ne les rejoigne à la tribune, au coté du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon. Dans une atmosphère euphorique, ils ont levé les bras en se tenant la main, sous les acclamations des ministres et des délégués.

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Rio de Janeiro, 1992 : Déclaration du « Sommet planète Terre »

Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement

Principes de gestion des forêts

SOMMET PLANÈTE TERRE Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement Rio de Janeiro, Brésil 3-14 juin 1992

Introduction

En 1972, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement a adopté une série de principes pour une gestion écologiquement rationnelle de l’environnement. Cette « Déclaration de Stockholm » a placé les questions écologiques au rang des préoccupations internationales et a marqué le début d’un dialogue entre pays industrialisés et pays en développement concernant le lien qui existe entre la croissance économique, la pollution de l’indivis mondial (l’air, l’eau, les océans) et le bien-être des peuples dans le monde entier.

En juin 1992, à Rio de Janeiro (Brésil), la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement — connue sous le nom de Sommet « planète Terre » — a adopté une déclaration qui a fait progresser le concept des droits et des responsabilités des pays dans le domaine de l’environnement. La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement témoigne de deux grandes préoccupations apparues pendant l’intervalle de 20 années séparant ces deux conférences : la détérioration de l’environnement, notamment de sa capacité à entretenir la vie, et l’interdépendance de plus en plus manifeste entre le progrès économique à long terme et la nécessité d’une protection de l’environnement.

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Accord de Paris : Réaction de Greenpeace. L’avenir en demi-teinte

Selon qu’on pense relativement ou dans l’absolu, deux lectures différentes de l’accord peuvent être prononcées.

Si l’on pense relativement, on constate des « avancées ». D’abord, contrairement à Copenhague, un accord universel et contraignant [qualificatif inexact, voir plus loin], qui reconnaît la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique, a été adopté. Bonne surprise, le texte mentionne même un seuil à 1,5°C qu’il faudrait tenter de ne pas dépasser comme objectif. La question climatique s’installe durablement dans le paysage diplomatique : une sorte de dynamique politique, au moins chez les élites, se forme.

Dans cette optique, le texte prévoit que toutes les parties, dès 2020, devront se retrouver tous les cinq ans avec obligation de renforcer leurs ambitions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre – les fameuses contributions nationales (ou INDC, dans le jargon). Autant d’occasions pour la société civile de faire entendre sa voix et pour les États de s’aligner avec les évolutions sociales et technologiques en cours. Et surtout, de se coordonner entre eux. En fait, la constitution de cet agenda va permettre d’exercer une pression diplomatique – et publique – sur ceux qui ne font pas les efforts requis.

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Félix Guattari, 1989 : Les 3 écologies

Reproduction d’un manuscrit original remis par l’auteur à Emmanuel Videcoq, antérieurement à la publication de son livre par les Éditions Galilée. Version courte originale

« Il y a une écologie des mauvaises idées, comme il y a une écologie des mauvaises herbes. » Gregory BATESON

La planète Terre connaît une période d’intenses transformations technico-scientifiques en contrepartie desquelles se trouvent engendrés des phénomènes de déséquilibres écologiques menaçants, à terme, s’il n’y est porté remède, l’implantation de la vie sur sa surface. Parallèlement à ces bouleversements, les modes de vie humains, individuels et collectifs, évoluent dans le sens d’une progressive détérioration. Les réseaux de parenté tendent à être réduits au minimum, la vie domestique est gangrenée par la consommation mass-médiatique, la vie conjugale et familiale se trouve fréquemment « ossifiée » par une sorte de standardisation des comportements, les relations de voisinage sont généralement réduites à leur plus pauvre expression… C’est le rapport de la subjectivité avec son extériorité – qu’elle soit sociale, animale, végétale, cosmique – qui se trouve ainsi compromis dans une sorte de mouvement général d’implosion et d’infantilisation régressive. L’altérité tend à perdre toute aspérité. Le tourisme, par exemple, se résume le plus souvent à un voyage sur place au sein des mêmes redondances d’image et de comportement.

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Alain Accardo, 2006 : De notre servitude involontaire

6 juillet 2006, revu le 18 février 2016

Note de lecture

De notre servitude involontaire par Alain Accardo

 

Alain Accardo a écrit un petit livre « De notre servitude involontaire » qui en 94 pages apportent un jour nouveau à des questions que nous nous posons au CAC. Ce livre est de ceux qui ont fait bouger mon regard sur le monde. Aussi je souhaite dans ce résumé faire partager à ceux qui le souhaitent la question qu’il pose, en y ajoutant ici et là quelques développements personnels.

Didier MINOT

 

L’auteur s’adresse à ceux qui éprouvent un sentiment de rage indignée devant l’état du monde et le cours des événements, qui nous conduisent à l’angoissante question : Que faire ? Que faire pour enrayer l’évolution qui a commencé à détruire matériellement et spirituellement notre planète, telle une immense marée noire dont la montée implacable rend dérisoire tout ce qui cherche à l’endiguer ? Que faire pour mettre un terme à ce processus d’accumulation capitaliste, devenu incontrôlable, qui amasse, au bénéfice des possédants, des montagnes de richesse et de jouissance, et en même temps des abîmes de privations et de souffrance pour la masse des dépossédés ?

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Accord de Paris 2015 : Réaction d’Attac France

12 décembre 2015

Les États ne sont pas prêts à enclencher la « révolution climatique ». L’accord de Paris franchit les « lignes rouges » fixées par la société civile !

Dans des moments difficiles, on attend d’une conférence internationale qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires. Ce n’est pas le cas à la COP 21, avec un accord très en dessous du changement de cap requis. A l’Etat d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions. Il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.

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2009 : Manifeste pour la récupération des biens communs

Forum mondial sciences et démocratie, Belem, 2009

 

Manifeste pour la récupération des biens communs

 

Ce manifeste est né en 2009 des mouvements sociaux, et non pas des gens qui sont des spécialistes des biens communs. Et du coup, le sujet même de ce manifeste était tout à fait intéressant parce que cela engageait à s’interroger sur la signification de la notion de “récupération” des biens communs. Pour moi, cela signifie récupération au sens presque physique du terme, pouvoir reprendre possession de l’objet même. C’est aussi récupérer au sens de se réapproprier l’idée et ce que cela sous-entend.

 

La privatisation et la marchandisation des éléments vitaux pour l’humanité et pour la planète sont plus fortes que jamais. Après l’exploitation des ressources naturelles et du travail humain, ce processus s’accélère et s’étend aux connaissances, aux cultures, à la santé, à l’éducation, aux communications, au patrimoine génétique, au vivant et à ses modifications. Le bien-être de tous et la préservation de la Terre sont sacrifiés au profit financier à court terme de quelques-uns.

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