Limiter l’effet des ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques émises par nos appareils d’usage quotidien (radio, micro-ondes, téléphone sans fil, système Wifi, télécommandes, antennes relais), sont présentes partout, et ne sont pas sans danger. En 2011, l’Organisation Mondiale de la Santé a classé les radiofréquences comme « peut-être cancérigènes » et propose un récapitulatif des questions sanitaires que soulève la multiplication de ces ondes. Comme le disait le Monde dès 2009 (15 octobre) « nous sommes dans la négation d’un risque largement prouvé ».
Que faire ? Utiliser des kits main libre, débrancher dès que possible box et téléphones, notamment la nuit. Non seulement pour les économies d’énergie, mais aussi et surtout pour se protéger des émissions constantes, car Lire la suite

Devenir acteur de sa propre santé

Il est possible de participer à un groupe de parole… ou de le susciter, en s’inspirant d’expériences qui ont fait leurs preuves dans la durée :
 Le collectif « Choisis ta santé », à Beauvais, créé par l’Écume du jour (réseau d’échanges de savoirs de Beauvais), réunit depuis 2005 une dizaine de personnes, pour réfléchir sur la manière de se soigner de manière plus responsable, en développant un art de vivre. Le groupe recueille un maximum d’informations sur le corps, ses dysfonctionnements et ses maladies pour mieux le comprendre, afin que chacun devienne acteur de sa propre santé. Le groupe se renouvelle régulièrement. Les thèmes sont choisis collectivement, une personne ressource (un professionnel ou un passionné de santé) vient répondre aux questions sous forme d’échange, où à tout moment il est possible d’intervenir. Voir http://www.recit.net/?Le-collectif-Choisis-ta-sante-de-L
On peut se prémunir contre les maladies et lutter contre les petites maladies courantes en renforçant ses immunités, et en chisissant son alimentation de façon équilibrée. Mais il est difficile de discerner les informations solides et expérimentées parmi la masse de publicité sur la question.
 Voir comment s’informer à la fin de ce chapitre
 pour l’utilisation des plantes et produits naturels pour améliorer sa santé, voir par exemple http://www.almaconsult-paris.com/176-mes-guides-huiles-essentielles

Participer à un réseau d’achats solidaires

Plusieurs réseaux d’achats solidaires se sont constitués en Île-de-France. Ils montrent qu’il est possible de s’organiser en dehors de la grande distribution, en créant d’autres rapports sociaux, et en retrouvant le sens originel de l’échange comme un acte de fraternité.
 CORTO, réseau d’achats solidaires, créée en 2013 pour coordonner les achats qui respectent nos principes d’entraide et de solidarité. Son existence est le fruit de la rencontre de la philosophie des AMAP parisiennes, avec la volonté de soutenir une agriculture paysanne, et de la pratique des Groupements d’Achats Solidaires d’Italie et de Grèce. L’objectif est de promouvoir des productions fermières ou artisanales (sauces, épicerie) avec un soutien d’une agriculture paysanne et quasiment intégralement bio. Tous les produits sont issus de coopératives agricoles qui exploitent et produisent leur matière première (lait, céréales, fruits, légumes). Presque tous les produits sont bio. Pour intégrer les commandes de Corto, il suffit d’être adhérent et de prendre les commandes sur un des lieux de livraison. voir http://www.corto.ouvaton.org/wordpress/?page_id=41
 Le GIE des agriculteurs bio de Normandie est composé d’une douzaine d’agriculteurs du Calvados qui livrent une fois par mois des produits agricoles commandés par Internet à 800 familles, avec 17 points de distribution répartis en Île-de-France. Restauration des liens directs entre producteurs et consommateurs rompus par la grande distribution, alimentation bio de qualité, recherche d’alternatives à l’agriculture productiviste, mais aussi objectif politique de contournement de la grande distribution. Chacun passe commande 10 jours avant dans une gamme très variée de produits (fruits, légumes, viandes, fromages, jus de pomme). Le réseau a sauvé plusieurs producteurs de la faillite. Voir la description sur http://www.alterconsos.fr/lhay/presse/1006-reseau-alterconsos.pdf , et qui sont les paysans bio de Normandie http://lesbionormands.blogspot.fr/.

Développer la prévention personnelle et collective

On peut prévenir un grand nombre de troubles, pour soi et pour son entourage, en améliorant son alimentation, en évitant certaines expositions à des substances nocives (alcool, tabac, drogues, et dans la mesure du possible composés organiques volatils…) et en se dotant d’une activité physique adaptée à notre mode de vie. Avec ces quelques principes, la plupart des maladies chroniques peuvent être évitées ou leurs effets atténués (voir plus loin)
Mais il existe un véritable déficit de prévention face à la toxicité de nombreux produits et substances et aux modes de vie qui nous sont imposés. Des organisations peuvent vous aider dans un travail de prévention personnelle, qui résulte en premier lieu d’une meilleure information
 La revue Les Périphériques vous parlent et Roger Lenglet, philosophe et journaliste, développent une initiative « Protégeons notre santé, bien commun » à laquelle il est possible de se référer. Cette campagne est relayée par Adéquations www.adequations.org/spip.php?article2241 Le dernier spot, par exemple « votre bébé en milieu toxique », illustre les risques domestiques ordinaires menaçant les jeunes enfants et les nourrissons. Voir www.adequations.org/spip.php?article2235

Promouvoir une expérience locale de santé communautaire

La santé communautaire est une autre approche de la santé, beaucoup plus globale, où la santé est définie comme le bien-être de tous. De multiples expériences, en France et dans le monde, associent dans une même démarche de santé publique la population, les soignants et les responsables politiques pour promouvoir des formes d’organisation des services de santé dont la priorité est de répondre aux besoins de la population, avec elle : réflexion partagée sur les priorités et la mise en place de services co-construits, l’évaluation commune des activités. Le développement et la survie de ces expériences, qui sont menacées, constituent un combat politique de première importance.
 La Place Santé à Saint-Denis regroupe une offre de soins, des ateliers d’éducation à la santé animés par des médiatrices santé et diverses initiatives (café santé, ateliers cuisine, ateliers thérapeutiques, etc.). Ces activités sont définies à partir des demandes des habitants, et fonctionnent en réseau avec les autres associations de la ville. Cependant l’avenir de la Place Santé est très fragile, du fait de la précarité des financements et de l’écart grandissant entre ses orientations et celles de l’Agence Régionale de Santé. Jusqu’ici, la forte implication de la population et des soignants a permis de maintenir cette démarche. Pour en savoir plus http://acsbe.asso.fr/ .
 La Case de santé à Toulouse fonctionne selon les mêmes principes dans le quartier Arnaud Bernard à Toulouse. Elle articule les soins, le travail social et l’accès aux soins des plus démunis. Elle est devenue une référence en matière d’accompagnement médico-social des migrants et des gens en grande précarité. Elle a failli fermer ses portes fin 2014, du fait des coupes budgétaires, mais a finalement survécu. Voir http://www.casedesante.org/

S’informer, mais comment ?

Comment déjà s’informer ? Un certain nombre de sources permettent de se faire progressivement un jugement. Certaines développent une autre manière de concevoir la médecine, une autre organisation de la santé, des relations entre patients et soignants qui sont des relations entre citoyens et non entre dominants et dominés. D’autres sont délibérément tournés vers les médecines alternatives, avec de très nombreuses écoles. Voici un échantillon de sources parfois contradictoires. Mais de la discussion jaillit la lumière.

  • « Notre poison quotidien », pour comprendre la logique d’ensemble de cette face cachée du progrès. Enquête et film de Marie Monique Robin (2013) et le livre éponyme (éditions la Découverte)
  • La revue Pratiques (les cahiers de la médecine utopique) est éditée par le Syndicat de la médecine générale, qui regroupe des médecins et des soignants soucieux à la fois d’instaurer une relation d’écoute, de dialogue et de services et de prendre en compte la dimension écologique et sociale de la santé. Une revue absolument remarquable en termes de qualité de la réflexion et de témoignages de soignants soumis à de multiples contradictions. Le dernier numéro : « Ces maladies que l’on pourrait éviter ». Pour en savoir plus http://pratiques.fr/
  • Le Pharmachien.com : un site québécois qui encourage les gens à développer leur sens critique et à faire de meilleurs choix en matière de santé en : 1-rendant la science vivante, accessible et intéressante ; 2- Mettant fin aux mythes scientifiques et médicaux, de façon diplomatique ou non : com . À savoir, le parti-pris de l’auteur est clairement sceptique et absolument humoristique.
  • Collaboration Cochrane, revue impartiale, autonome financièrement, de ce qui marche ou pas dans les soins. 28000 contributeurs bénévoles dans le monde entier, tous dans le milieu de la médecine ou de la recherche sur la santé, passent revue les derniers résultats sur les soins et les traitements au sens large. On peut s’abonner à différentes lettres (gratuit) : voir les travaux produits sur :cochrane.org  À savoir : le parti-pris de la Collaboration Cochrane est nettement en faveur de l’administration de la preuve par la méthode scientifique.

Réduire son empreinte écologique

Pour évaluer la pression exercée par l’homme sur la nature, un outil appelé indicateur d’empreinte écologique permet d’évaluer la surface (de forêt, de pâture, de terre cultivée, de sol) nécessaire pour produire les ressources utilisées par une population et absorber les déchets qu’elle a générés. Différents sites proposent de calculer Lire la suite